Une maman qui prend soin d'elle. Qui aime écrire, lire et faire de la musique.

vendredi 15 septembre 2017

Il faut toujours viser la lune

Il faut toujours viser la lune
Car même en cas d’échec
On atterrit dans les étoiles
(Oscar WILDE)

Jules, comme chaque soir après l’école, lunettes sur le nez regardait l’immeuble d’en face. Il réfléchissait. Comment faire pour qu’elle le remarque.
Elle, c’est Clémentine, la petite brune avec ses couettes qui volent dans tous les sens et qui lui met le cœur à l’envers.

- Tu veux que je t’aide ?
Jules sursauta. Il était seul dans sa chambre.
- C’est moi qui te parle.
- Qui ?
- Moi la lune, là dans le ciel, devant toi. Je suis pourtant pleine ce soir, tu n’arrêtes pas de me regarder !
- Heu non ! je regardais l’imm…
- Ta ta ta, c’est moi que tu regardais.
Jules gronda :
- Je te dis que non ! Je regarde la fenêtre de Clémentine.
- Pfft… de toute façon tu ne l’intéresses pas !
- Comment tu le sais d’abord ?
- Trop petit !
- Pas vrai ! regarde, je peux presque te toucher.
Debout sur le rebord, il levait les bras pour toucher la belle boule jaune, il vacillait.

- Attention Jules, tu vas tomber !
Une petite brunette affolée, faisait des grands gestes à la fenêtre d’en face.

Jules se rattrapa de justesse et maugréa :
- J’ai l’air malin !
- Il n’empêche qu’elle t’a repéré. Tu pourrais me remercier, et la prochaine fois que tu ne sais pas comment faire pense à viser la lune ….


Jules sourit, des étoiles plein les yeux. Clémentine ouvrait elle aussi sa fenêtre, elle était vraiment trop belle avec ses couettes….

Rendez-vous


Je remercie l'Atelier SIPLUME pour ses idées d'écriture.

Soleil traversant
Sa robe
Et elle le sait.
(Robert GRAY)

Comme chaque soir, elle le retrouve.
Le soleil traversant sa robe et elle le sait.
Elle danse avec lui, il danse avec elle.
Elle lui tend les bras, il l’enveloppe de ses rayons.

Le soleil traversant sa robe et elle le sait.
Tel un papillon qui prend son envol 
Au risque de se brûler les ailes,
Elle se rapproche de lui et sa robe s’ouvre en corolle.

Le soleil traversant sa robe et elle le sait.
Comme chaque soir, ils ne font plus qu’un !



jeudi 14 septembre 2017

Oh les jolis crayons !

Oh ! des crayons
Pour faire des dessins c’est mignon,
Et écrire des mots en chanson !

Et ron et ron petit patapon
Des crayons pour faire des ronds,
En bois pourquoi pas ?
C’est sympa !
Gomme au bout,
Pour les p’tits bouts !

Air de vacances
Ils portent chance !
Les coquillages collés
Ramenés de l’été.

Plus chic
Nœud papillon au col
Mais le hic,
C’est pour l’école !


lundi 4 septembre 2017

Hey Oh ! Hey Oh ! On repart au boulot


Hey oh ! Hey Oh !
On repart au boulot !

Avec un nouveau sac à dos
Des habits tout beaux.
Les petits ont le cœur gros
Les grands arrivent en moto.
Ce n’est pas du mélo !

Idées nouvelles plein la tête,
Reprendre la bicyclette,
Ne pas rester sur la banquette,
On n’est pas des mauviettes !
Faire du sport ça se fête !

C’est la rentrée,
Au-revoir l’été.
Oui, ce n’est pas gagné
Mais on a toute l’année.


dimanche 3 septembre 2017

La maison de vacances


J’adore les vacances ! Je n’ai pas à me plaindre, moi je vis toute l’année, un peu au ralenti c’est vrai quand ils ne sont que tous les deux, mais moi au moins je vis.

Ce n’est pas comme certaines de mes copines qui restent fermées dix mois par an et vivent à fond pendant les deux mois d’été. Franchement, je les plains. Volets fermés, poussière qui s’invite et s’infiltre partout tellement qu’elles ne respirent plus les pauvres ! Les pires sont celles en bord de mer : pas de soleil, pas de bruit de vagues même si elles tendent l’oreille et celles qui ont déjà pas mal d’années dans leur pierre, je ne vous dis pas comme ça craque quand les volets claquent et que des cris se mettent à résonner partout. Ah, elles se rebiffent les copines et font bien comprendre qu’elles méritent un peu de respect par une tuyauterie qui crache ou une fenêtre qui grince ou qui se bloque à l’ouverture. Et l’odeur ! ça, elles ne se privent pas de leur en envoyer plein le nez. Leur copain Monsieur le Renfermé, il est partout et accepte de disparaître qu’après bien des courants d’air qui le font éternuer d’ailleurs, mais c’est une autre histoire.

Non, moi ça va, je vis. Réveil au chant du coq, je suis à la campagne.
Mon jardin, c’est Lui qui s’en occupe : fleurs, légumes, arbres, ça coupe, ça sème, ça bêche !
Elle, c’est la cuisine. Mes murs embaument toute l’année. J’adore ! L’hiver, plats mijotés ; l’été, confitures, ratatouille. Ah je respire moi, à pleins poumons, quand Elle m’aère, quand Elle m’aspire ou qu’Elle m’époussette. Mes murs résonnent de musique, de chansons. Je suis au courant de tout ce qui se passe, Lui est fan d’internet. D’ailleurs ça me fait un peu peur ce truc, car à cause de lui j’ai toujours peur qu’Il m’abandonne. Je sais bien qu’ils m’aiment, depuis le temps, mais j’en ai vu plein de mes copines qui se sont retrouvées vidées et réaménagées complètement différemment et en un temps record en plus. Mon ami, le château, lui c’est pire : trop grand et trop difficile à chauffer, il a été transformé et on paie pour venir chez lui. Ah il est fier le bougre. « Chambre d’hôtes et table d’hôtes » qu’il faut l’appeler maintenant. Tu parles ! il est toujours le même, mon ami, avec sa porte qui grince et sa troisième marche qui craque ! Personne n’a réussi à réparer, nous en avons toujours bien rigolé !

Je n’ai pas été transformée moi, quelques travaux par ci par là : mes peintures à neuf, mes volets électriques. Ah, la cabane d’à côté, elle n’en est pas encore revenue quand tous mes volets se sont ouverts d’un seul coup en même temps. J’ai même cru qu’elle allait en perdre sa porte déjà mal en point. C’est vrai que le matin, c’était un jeu entre nous : la première qui avait tous ses volets ouverts. Je perdais régulièrement, elle n’en a que deux, moi avec toutes mes portes fenêtres, j’arrivais bonne dernière. Alors le jour où tout s‘est ouvert en même temps, elle m’a fait la tête pendant deux jours et a gardé ses volets fermés.

Moi je vis ! Quand les enfants arrivent, alors là, branle-bas de combat. Au moins une semaine avant, conciliabules entre Lui et Elle, pour pouvoir accueillir tout ce petit monde. Elle chante, Elle rouspète aussi, et Lui, il maugrée dans sa barbe et c’est là, que j’ai peur ! je sais bien que je suis un peu trop petite, alors j’essaie de m’étirer au maximum pour que tout le monde puisse s’installer. Elle arrive toujours à caser un petit par ici, et une petite par là.
La nuit, ma charpente en craque tellement je fais tout ce que je peux pour être une grande. Mais j’ai peur !
Il faut que je me renseigne auprès de mes copains Le Bungalow et le Mobil Home. Ce serait une bonne idée de les inviter. J’aurais de la place en plus.

Jamais je ne pourrais partager mes arbres avec quelqu’un d’autre qu’Elle. D’ailleurs, ils font les beaux mes arbres. Elle est toujours en admiration devant eux, surtout depuis qu’ils abritent palombes et écureuils.
Ah et mon ciel ! Oui je sais, ce n’est pas mon ciel à moi, mais j’en suis amoureuse, et pas lui. Il appartient à tout le monde qu’il dit, il veut bien partager et me donner « Un petit bout de ciel mais c’est tout ! » Il ne comprend pas que je l’aime quand il est dégagé et que je vois loin, pas quand j’en vois qu’un petit bout. Elle aussi, je crois qu’Elle l’aime. Le soir, avec Lui et les petits, ils s’allongent et le regarde. Là, ce chenapan, fait son beau, avec ses étoiles qui filent…

Je ne suis qu’une maison, avec un toit, une porte et des fenêtres. Pourtant j’ai une âme. Entendez-vous mon cœur battre ?



vendredi 1 septembre 2017

C'est en septembre...


C’est en septembre…

Que c’est la rentrée
La machine est relancée.

Que la nature s’habille de couleurs
C’est pour les yeux le bonheur !

Que les pommes fruits d’automne
Exhalent leur arôme !

Que dans les vignobles le raisin
Fait le malin !

Que Les vaches et les biquettes
Vont retrouver leur fermette.
Que le cerf va bramer
Appel de sa bien-aimée.

S oirée plus courte
E ncore du soleil !
P luie
T out en couleurs
E ncore du soleil
M ais oui !
B rume matinale
R rrr il fait frais 
E ncore du soleil !

C’est en septembre …


jeudi 31 août 2017

L'écureuil du jardin



Le noyer du jardin crie « au voleur ! »
Le noisetier râle à qui mieux mieux, il se fait piller régulièrement.
- Il faut faire quelque chose, dit le noyer.
- C’est chaque année la même chose, se plaint le noisetier.

Le « voleur » c’est Panpan l’écureuil.
Les peupliers, les bouleaux et les pins sont ravis, eux, de le sentir voler de branches en branches et de feuilles en feuilles. Ils retiennent leur souffle quand il se rattrape de justesse et ils respirent d’aise quand la queue en panache, il se pose pour grignoter une noix. Les coques tombent alors sur l’herbe en dessous.

« Au voleur » gémit le noyer.
Panpan éclate de rire, dégringole le long du tronc et court se cacher sur la réserve de bois. Les joues gonflées de son larcin, il regarde de tous côtés et planque parmi les bûches sa réserve pour l’hiver. Puis il détale à toute vitesse et escalade encore son arbre préféré qui ne peut que gémir à nouveau.  S’il le pouvait le noyer hausserait les épaules : ce chenapan l’exaspère en lui piquant ses fruits dont il est si fier. Il aimerait bien au moins une fois, entendre des félicitations pour la récolte qui pourrait rendre heureux l’homme qui le soigne et le regarde avec amour pointer vers le ciel ses branches magnifiques. Au contraire, c’est Panpan qui a droit à sa joie pour ses escalades, ses sauts et ses courses folles. L’homme aime même trouver des coques vides un peu partout semées au gré des envies de ce petit animal. A n’y rien comprendre.

Son compère le noisetier, résigné depuis longtemps, se laisse faire. « Il est tellement mignon cet écureuil roux ! ». Jamais il n’osera avouer qu’il guette son arrivée tous les jours car l’accident est si vite arrivé. La route n’est pas loin et Panpan ne se méfie que de l’homme à pieds, il n’y connaît rien en bolide qui roule à fond sur les routes de campagne.

mercredi 30 août 2017

Le phare solitaire


Toi le phare solitaire
Entouré de ta mer
Tu veilles
Entre ciel et terre
Nuages et coucher de soleil.

Toi le phare solitaire
Les vagues te léchant les flancs
Te tiennent compagnie et tu souris.
Mais si elles deviennent colère
Tu rugis et le bruit devient assourdissant.

Alors de plus belle tu veilles,
Et pour les bateaux perdus
Ta lumière devient merveille.



dimanche 20 août 2017

Pour Joe

5 Novembre 1938 – 20 Août 1980

Ça fait longtemps que t’es parti maintenant,
Ça ne va pas changer le monde, mais Si tu n’existais pas, je fredonnerais quoi moi ?

Peut-être te ballades-tu Aux Champs-Elysées et que les Bip Bip te font sourire, mais tes chansons me manquent.

Dans Les yeux d’Emilie il y a des larmes et Au café des 3 colombes Le p’tit pain au chocolat se lamente.

Tu crois qu’Il faut naître à Monaco et pas dans La luzerne pour se faire Siffler sur la colline ?

Tu es parti Joe, La vie se chante toujours sur un air de Vade Retro et tu as dû l’atteindre l’Amérique depuis le temps.

Aujourd’hui, c’est l’Eté Indien, ça fait 37 ans que tu es parti. Les Dalton, Billy le Bordelais, La bande à Bonnot, Ils sont tous là, L’équipe à Jojo qu’ils disent, et ils te le chantent.

Salut Joe.


samedi 5 août 2017

Le château de sable

Ils en faisaient des allers et retours, pelle et seau à la main, bob sur la tête, pour piocher de l’eau. Accroupis face à face et très concentrés sur leur tâche, ils mouillaient le sable, remplissaient leur seau, le retournaient et tapaient avec leur pelle dessus afin de démouler une merveille de pâté.
Éclats de rire, course dans le sable, cris de joie quand les vagues les éclaboussaient et quand le seau se renversait et arrivait vide devant moi.
Je prenais forme peu à peu, ils étaient fiers de leur œuvre et très heureux. Debout devant elle, ils jaugeaient leur construction : Il faudrait rajouter une tour ici, un chemin là, rechercher des coquillages pour la décoration et repartir au galop vers l’océan chercher de l’eau.
Ils y passaient des heures à creuser avec leurs mains, se mettre dans le trou, vérifier que l’eau arrivait peu à peu, et que je ne risquais rien, car ils espéraient toujours me retrouver le lendemain matin.
Ils ont tout essayé : mettre un petit drapeau en haut de mes tours pour me retrouver ou me reconnaître, me construire très loin de cette eau qui leur grignotait toujours du terrain, faire un énorme trou autour de moi afin que je sois protégé. Rien n’y a fait.
J’ai essayé pourtant de résister. Je savais que le lendemain, mes bâtisseurs arriveraient en courant pour voir si je les attendais, mais petit à petit, les vagues venaient me lécher les pieds et je sentais alors mes fondations fondre, s’effriter, et je m’écroulais désespéré.

Un jour, mes deux compères ont mis tout leur cœur à me construire, je ressentais leur rage dans leurs coups de pelles assénés sur leur seau.  J’étais magnifique avec mes tours, mes créneaux et mes coquillages qui formaient un joli chemin pour arriver au pont levis et je sentais que cette fois j’allais résister. J’avais compris que la marée était plus basse que d’habitude et par chance ils avaient décidé de me construire plus haut sur la plage. 
Quand ils m’ont quitté ce soir-là avec un dernier regard, j’ai eu envie de leur faire un clin d’œil et de leur dire que je les attendrais et déjà j’étais heureux à l’idée d’entendre leurs cris de joie le lendemain. Mais les châteaux de sable ne font pas de clin d’œil et je suis resté bien droit sur mon sable, bien décidé à résister coûte que coûte.
Le soleil s’est couché, et j’ai pu admirer cette merveille car j’étais toujours debout, je ne m’étais pas écroulé comme les soirs précédents. Les derniers promeneurs me contournaient et murmuraient entre eux en me regardant, j’étais fier. L’eau n’était pas arrivée jusqu’à moi, il était temps je crois mais cette fois-ci le ciel était avec moi. Je me préparais à passer ma première nuit sur la plage et à me laisser bercer par le bruit incessant des vagues. J’étais heureux.

Le soleil s’est levé, j’ai cligné des yeux, me suis regardé. J’étais toujours debout rien n’avait bougé. Ravi, j’ai attendu.
Ils ne sont jamais venus, les vacances étaient terminées.


vendredi 4 août 2017

C'est au mois d'Août

Août !
Quatre lettres pour te définir, c’est peu et beaucoup à la fois !

A h quand même !
O hé me voilà !
U n  joli mois
T out bronzé on est !

J’oubliais le chapeau … Sur la tête pour se protéger du soleil pardi !

Quatre lettres rien que pour toi.
- Je suis triste…
- Pourquoi ?
- Je suis le mois juste avant la rentrée…
- En voilà une idée, il ne faut surtout pas y penser, le mois qui te suit, je m’en occupe après, toi tu es Août, alors je parle de toi.
- Vas-y, comment tu me trouves ?
- Chaud, ça fait du bien !
- Oui, mais pas partout !
- Tu arrêtes de faire le rabat joie ? Août, par définition, il fait beau, chaud et… orageux, oui je sais, avec ce 15 dont on dit toujours qu’après, ça sent la rentrée…
- Ah tu vois, toi aussi, tu en parles !
- Mais je ne suis pas d’accord ! Oui c’est vrai les journées raccourcissent mais on profite toujours autant des belles soirées, ça sent toujours aussi bon l’herbe coupée, le foin, et on peut s’enivrer de melons, pastèques, tomates, courgettes, nectarines et pêches !
- Tu me fais rire, on dirait que tu fais ton marché …
- Eh, c’est grâce à ton mois qu’on peut les manger, pendant l’année ce n’est pas pareil. Pense à tous ceux qui t’ont attendu toute l’année, il y en a quand même beaucoup qui t’aiment, ceux sont les aoûtiens ! Moi, je t’aime.  Et les chansons ? Paris au mois d’août ça te parle ? Et tu sais bien que c’est au mois d’août qu’on fait les fous !
 - Merci
- Ah quand même !


dimanche 30 juillet 2017

Coucher de soleil

Comme chaque soir
L’océan l’attend.
Il n’est pas impatient,
Il sait qu’il va le voir.

Caché dans les nuages
Le soleil joue à cache-cache.
Il arrive au bout du voyage,
Il le sait, mais encore il se cache.

L’océan l’appelle,
Ses vagues se font belles
Pour cette étoile exceptionnelle
Qu’est le Soleil !

Il amorce alors sa descente,
Doucement, tout doucement,
L’océan patiente,
Et se fait accueillant.

Puis comme chaque soir
Depuis la nuit des temps,
Vient le noir,
Enfin réunis, Soleil et Océan.


mardi 25 juillet 2017

Petit Paul et ses questions

L’Atelier Siplume propose de rédiger un texte en s'inspirant du titre de romans proposés dans le cadre d'une première sélection pour les Merveilles de Folio >
·       L’autre moitié du soleil de Chimamanda Ngozi Adichie.
·       Novecento : pianiste d’Alessandro Baricco
·       La mécanique des femmes de Louis Calaferte
·       D’autres vies que la mienne d’Emmanuel Carrère
·       Corps et âme de Frank Conroy
·       Un amour pour rien de Jean d’Ormesson
·       Le liseur de Bernhard Schlink
·       La joueuse de go de Shan Sa

·       Le Chœur des femmes de Martin Winckler

J’ai choisi « L’autre moitié du soleil », « La mécanique des femmes », « Corps et âme » et « Un amour pour rien ».

Petit Paul allongé dans l’herbe, les yeux levés vers le ciel regardait le soleil caché par les nuages.
« Elle était où l’autre moitié du soleil » pensait-il. Encore une question à laquelle Papa et Maman ne sauraient pas répondre. Lui, dirait : « Toi avec tes questions ! » et Elle chuchoterait : « Quand tu seras grand, tu auras toutes les réponses à tes questions ».
« Tu parles » pensait Petit Paul, c’est dans longtemps quand je serais grand, et il va falloir que je m’y attelle « corps et âme ». Il aimait bien cette expression, sa Mamy l’employait souvent quand elle faisait ses confitures par exemple « Je m’y attelle corps et âme » disait-elle. Il avait bien cherché dans le dictionnaire ce que ça voulait dire mais atteler avec une charrette, sa Mamy n’avait rien d’un cheval qu’on attelle, bref, il avait laissé tomber.
Petit Paul laissait vagabonder ses pensées sur Mélo sa petite copine. Il lui avait offert de jolis petits cailloux qu’il avait trouvés, et quand il avait demandé à Papa « Tu crois que ça va lui faire plaisir à Mélo ? Tu en as déjà offert à Maman ? » La réponse ne l’avait pas aidé « Tu sais, la canique des femmes pour les cadeaux … » Papa avec ses réponses, je te jure !
Enfin, Petit Paul était certain que pour Mélo ce n’était pas Un amour pour rien, il l’aimait vraiment beaucoup Mélo même s’il ne comprenait pas tout à sa mécanique !

samedi 22 juillet 2017

La route des vacances


Les valises à faire,
Quelle affaire !
Quels vêtements choisir ?
Ils me font tous plaisir !

Sans aucun doute
Avant de prendre la route,
Il faut charger la malle
Sans me faire mal !
De mes valises
Pleines à ras bord,
Foi d’Elise
Quel record !

Je suis prête enfin,
Vite le plein !
En route, mon automobile
Quittons la ville !

Je me suis perdue !
Avec la carte, c’est pire !
J’en transpire,
C’est inattendu !

A l’envers à l’endroit ?
Comment la tenir ?
Pauvre de moi !
Nulle en carte s’abstenir !

La mer est encore loin ?
Tant pis, j’y arriverai demain.


vendredi 21 juillet 2017

Les confitures de Café Couette

Les confitures de Café Couette
Chez Brigitte


Au Café Couette
C’est chouette !
Chez Brigitte,
Vous n’êtes pas en visite !

Accueillis par l’odeur
Des confitures qui glougloutent,
Vous êtes aussitôt enveloppés de douceur
Et Brigitte est à votre écoute.

Ce parfum éveille vos sens,
Rappel de l’enfance.

Abricots et melons,
Prunes et pastèques
Tournent en rond
Pas le droit à l’échec !

C’est Brigitte,
D’une main de maître
Qui remue sa louche favorite
C’est elle la chef, il faut bien l’admettre !

C’est un coin de paradis
Où les oiseaux aussi sont accueillis.
Dès le petit déjeuner,
Ils se sont invités !

Les confitures de Café Couette
C’est chouette !
Nous y avons trouvé un havre de paix !
Où nous aimerons retourner.

Brigitte et Jean-Claude,
Hôtes adorables,
Vous êtes remarquables,
Ne changez rien à votre méthode !



mercredi 5 juillet 2017

Hello juillet !



Juillet, tu es :

J oie de vivre
U nique
I nimaginable
L udique
L umière
E ncore et encore
T ralalalère

Pour les vacanciers
Attendu toute l’année
Enfin tu es arrivé !

Tu fais ta révolution
Le 14 avec tes flonflons.
Tu brilles de mille feux,
Dans le ciel, jaune, rouge, bleu !